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LA PRESSE ET LES MEDIAS :
Le Journal "La Croix" :
Un dossier intitulé "
Retrouver sa famille d’origine… et après ?",
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La double nationalité pour les enfants chiliens adoptés à l’étranger ? Une question toujours en suspens…
Lien vers le texte d'une tribune que publie dans "La Nación du 23 mai", cliquez ici !
Nous avons reçu de l'Association d'Amitié France-Chili, le texte d'une tribune que publie dans "La Nación du 23 mai", Mr Pepe Auth, ex-ambassadeur du Chili en Suède, et secrétaire Général du PPD. Ce texte fait suite au récent vote du Congrès chilien consacrant le refus d'accorder le droit de vote aux Chiliens résidant à l'extérieur et n'ayant pas foulé le sol national depuis au moins cinq ans. Cette exclusion de fait de toute participation à la vie politique chilienne constitue, pour des milliers d'entre eux, non seulement exilés pendant les 17 années de la dictature militaire, mais aussi pour beaucoup d'autres, établis plus récemment pour des raisons professionnelles aux Etats-Unis, en Europe, et dans d'autres pays d'Amérique du sud, une négation de leur identité et une atteinte inacceptable à l'exercice de leurs droits citoyens.
Dans ce texte, j'ai été touchée de trouver, sous la plume de Pepe Auth, parmi les milliers de cas de Chiliens vivant à l'extérieur, l'évocation de ce jeune garçon adopté à l'âge de trois mois par une famille scandinave et découvrant à l'adolescence le sentiment si fort d'appartenance aux terres ancestrales mapuches, son "mapundungún" natal, où a commencé son histoire.
A plusieurs reprises, dans le passé, l'AFAENAC a évoqué le problème des enfants chiliens adoptés à l'étranger qui souhaitent bénéficier de la double nationalité, celle de leur pays d'origine et celle de leur pays d'adoption. Dans cette perspective, et bien avant que le Chili n'envisage une réforme constitutionnelle en matière de nationalité, nous avons saisi de cette demande différents responsables chiliens que nous avons pu rencontrer -successivement, les ex-présidents Eduardo Frei, puis Roberto Lagos (lors de sa visite à l'Hôtel de Ville de Paris), ainsi que Mme Soledad Alvear, ex-ministre de la Justice-, sans jamais recevoir le moindre écho ni la moindre réponse au problème que nous avions soulevé...Force nous fut de constater par la suite que cette question n'avait pas fait partie des préoccupations des auteurs de la réforme constitutionnelle en matière de nationalité.
Or il faut rappeler que près de 1.600 enfants chiliens ont été adoptés en France depuis le début des années 80, sans compter tous ceux qui l'ont été en Espagne, Italie, Portugal, Allemagne, Belgique, Hollande, Suisse, Luxembourg, tous les pays scandinaves, et bien entendu outre-atlantique...Ces enfants, qui constituent une communauté bien spécifique issue de l'adoption, sont aujourd'hui pour beaucoup des adolescents ou de jeunes adultes qui, comme ce jeune évoqué par Pepe Auth, veulent retrouver avec leur pays de naissance, le Chili, un lien concret qui leur permette de construire et de structurer la double richesse que représentent une double histoire, une double identité et une double appartenance.
C'est pour les accompagner le mieux possible en ce sens que nous avons créé en France, il y aura bientôt quinze ans, l'Association des Familles Adoptives d'Enfants Nés Au Chili (AFAENAC), qui constitue entre eux un lien privilégié et les rattache de façon informelle à leur pays à travers une participation à des rencontres, des fêtes comme la Fête nationale du 18 septembre, des actions de solidarité au Chili, etc... Mais il faut aller plus loin encore et le Chili devra, un jour ou l'autre, reconnaître que ces enfants ont vécu sur son sol une partie décisive de leur histoire et que ce n'est pas de leur volonté propre qu'ils sont devenus citoyens d'un autre pays, mais tout simplement parce que leur filiation adoptive les a enracinés ailleurs. Nous n'en avons donc pas terminé avec ce problème qui reste entier pour eux, et nous ne manquerons pas de poursuivre sur la voie engagée, avec l'espoir que leurs voix puissent être entendues, un jour ou l'autre, par les responsables politiques et les élus chiliens.
L'AFAENAC apporte son soutien au combat démocratique des Chiliens résidant à l'extérieur pour la reconnaissance de leurs droits citoyens et remercie chaleureusement Mr Pepe Auth pour cette tribune qui vient renforcer notre énergie et notre envie de nous battre, afin que nos enfants puissent revendiquer toute leur histoire, de bout en bout, sans frustration aucune, avec la fierté de tout ce qui la compose, au Chili où ils sont nés, en France et ailleurs, quel que soit leur pays d'adoption.
Nous pensons sincèrement que cette reconnaissance est essentielle et constitue pour eux un droit fondamental.
AFAENAC, le 25 mai 2007.
Dominique GRANGE, Présidente.

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