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STATISTIQUES DES VISAS DELIVRES PAR LA FRANCE
POUR L’ADOPTION D’ENFANTS CHILIENS,
ET POUR l’ENSEMBLE DE L’ADOPTION INTERNATIONALE :
ANNEES |
CHILI |
Ensemble A.I. |
1980 |
- - - |
960 |
1982 |
19 |
1256 |
1982 |
48 |
1644 |
1983 |
103 |
1946 |
1984 |
90 |
1947 |
1985 |
101 |
1988 |
1986 |
108 |
2227 |
1987 |
138 |
1723 |
1988 |
164 |
2499 |
1989 |
193 |
2408 |
1990 |
151 |
2956 |
1991 |
118 |
2872 |
1992 |
73 |
2415 |
1993 |
31 |
2790 |
1994 |
27 |
3061 |
1995 |
31 |
3035 |
1996 |
25 |
3671 |
1997 |
38 |
3537 |
1998 |
25 |
3769 |
1999 |
30 |
3587 |
2000 |
12 |
2971 |
2001 |
15 |
3095 |
2002 |
7 |
3551 |
2003 |
14 |
3995 |
2004 |
15 |
4079 |
2005 |
12 |
4136 |
2006 |
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TOTAL |
1588 |
72128 |
Point de vue de l’AFAENAC sur l’évolution de l’adoption au CHILI :
Les statistiques sur les visas délivrés à des enfants chiliens, en vue de leur adoption par des couples français, permettent de repérer trois principales périodes :
- Une croissance assez soutenue de 1980 à 1989 (de 19 à 193 visas par an)
- L ’amorce d’une décroissance rapide à partir de 1990 (151 visas en 1990, 30 en 1999)
- Depuis 2000, un nombre de visas égal ou inférieur à 15.
Plusieurs éléments peuvent être pris en compte pour expliquer, au moins en partie, cette évolution :
• depuis la fin des années 1980, l’adoption interne (d’enfants chiliens par des Chiliens), est en nette progression ;
• la Convention de La Haye, entrée en vigueur au Chili le 1er novembre 1999, consacre le « principe de subsidiarité » : un enfant privé de famille doit être proposé en adoption aux candidats du pays et si aucune famille de son pays de naissance ne peut l’adopter, il est alors envisagé de le confier à une famille étrangère ;
• à diverses reprises, la presse chilienne a mené des campagnes contre l’adoption internationale, en mettant en avant quelques rares scandales impliquant certains pays du Nord.
En tout premier lieu, l’AFAENAC tient à préciser que les campagnes de presse en question, n’ont jamais concerné de candidats français à l’adoption.
Depuis la chute du nombre des adoptions d’enfants chiliens en France et sa stagnation à quelques unités, les autorités françaises déconseillent aux candidats de déposer un dossier dans ce pays, expliquant notamment que seuls quelques enfants grands peuvent être confiés à l’adoption internationale.
Pour l’AFAENAC, la réalité est plus complexe :
- Certes, si l’on compare l’âge des enfants confiés dans les années 1980 ou au début des années 1990 avec l’âge de ceux qui sont aujourd’hui confiés à l’adoption internationale, un constat s’impose : ils sont plus âgés, souvent en fratries et certains sont porteurs d’un handicap.
- Cependant, encore aujourd’hui, des petits enfants chiliens d’origine indienne ou dont le dossier fait état d’antécédents familiaux lourds, ne trouvent pas, dans leur propre pays, de famille pour les adopter.
- L’adoption individuelle telle qu’elle se pratiquait avant la ratification par le Chili de la Convention de la Haye, a permis justement dans le passé, à beaucoup de ces enfants de trouver des parents. Parce que de futurs adoptants, en se rendant sur place et en les rencontrant, ont répondu concrètement au besoin d’un (ou plusieurs) enfant qui n’aurait probablement pas été adopté dans son pays s’ils n’étaient pas passés par là. Ainsi, bien des adoptions ont pu avoir lieu dans un certain nombre de pays où la démarche individuelle a donné une chance à quantité d’enfants qui, sans cela, seraient restés sur le bas-côté de la route, privés d’amour.
- Dans le nouveau contexte de la coopération entre les Etats en matière d’adoption internationale, où l’adoption individuelle dans les pays La Haye est désormais « encadrée », l’AFAENAC souhaite vivement que les autorités françaises ne dissuadent pas les postulants désireux de se tourner vers le Chili, où trop nombreux encore sont les enfants délaissés, en attente de parents pour la vie.
L’adoption internationale au Chili, pays La Haye, demeure donc possible.
La procédure est fiable ; elle n’est ni particulièrement complexe ni particulièrement onéreuse.
Le recours à un avocat n’est pas obligatoire et, lorsqu’il est requis,
l’avocat du SENAME (Servicio Nacional de Menores) intervient gratuitement.
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L’adoption internationale répond aux besoins d’un certain nombre d’enfants chiliens qui,
sans cette possibilité, ne trouveront pas de famille dans leur pays de naissance
et continueront à croupir dans des orphelinats,
sans personne pour les aimer, les regarder grandir et s’épanouir,
et les accompagner jusqu’à l’âge adulte. |
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